Grupp, Yves Grevet

Couverture GruppStan vit dans un futur proche, où tous les faits du corps humain peuvent être contrôlés. Cela veut dire les battements de coeurs, qui trahissent à la fois des maladies possibles, mais aussi les sentiments et émotions que les gens peuvent ressentir… Toute cette société, sans en avoir le choix, est donc contrôlée par la société LongLife, ce qui a le pouvoir d’éviter certaines morts, mais aussi de freiner les excès de violence de certaines personnes… Dans cette société, nous suivons Stan, dont le grand-frère est arrêté, soupçonné d’être un activiste qui agit contre Longlife… Mais on y suite ensuite Scott, le grand-frère, dans une deuxième partie. 
Voici un roman dystopique qui nous fait réfléchir sur la sécurité (Ici représentée par la société Longlife, qui contrôle TOUT), sur la liberté (où et quand s’arrête celle-ci), mais aussi sur les conséquences d’une surprotection des parents envers leurs enfants,…
J’ai beaucoup aimé la première partie du roman, racontée par Stan. On y découvre cette société ou notre corps est contrôlé, tout nous paraît nouveau… Stan est un personnage que j’ai trouvé attachant, combatif, il se pose des questions et ne reste pas bêtement à attendre que tout bouge autour de lui. Il se créé petit à petit des relations, qui vont l’aider dans sa quête. Relations souvent bienveillantes, rassurantes. On sent que ce Stan a été très proche de son frère et j’ai trouvé ce lien vraiment sympa a découvrir, il nous permet de nous mettre dans la tête de Stan et de nous poser nous aussi des questions sur Scott ! Cependant, Yves Grevet a fait le choix d’une deuxième partie qui reprend les événements de la première, mais d’un autre point de vue, celui de Scott, ce qui m’a un peu moins plu… On reste sur notre faim à la fin de la première partie et je n’avais qu’une envie dans cette deuxième partie, arriver au point ou nous nous en étions arrêtés… Cela reste tout de même intéressant et nous permet de cerner d’autres enjeux, mais Il m’a manqué un petit plus dans cette deuxième partie… Ou peut-être est-ce aussi le fait que je me suis beaucoup plus attachée à Stan qu’à Scott! Les deux frères étant tout de même très différents l’un de l’autre et nous les suivons aussi à des périodes de leurs vies différentes.
Ce roman a cependant l’avantage d’être une dystopie en un tome ! Ce qui est tout de même un point positif car les questions que l’on se pose ont été résolues durant ce roman. 
En bref, voici un roman que j’ai trouvé agréable, bien qu’inégal dans sa construction… 

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Sirius, Stéphane Servant

Couverture SiriusDans un monde où tout a été détruit par l’homme, Avril survit comme elle peut dans la forêt, en haut d’un arbre, avec son petit frère, Kid, jusqu’au jour où un évènement les oblige à quitter ce refuge qu’ils s’étaient fabriqué et à partir en quête d’un autre endroit pour rester en sécurité.
Stéphane Servant signe ici un road trip post-apocalyptique, avec une note écologique ! Si si, c’est possible ! L’écriture de l’auteur est vraiment magnifique, très poétique, et elle nous plonge directement dans ce monde où il ne reste rien, ni hommes, ni animaux. Cela créé un peu l’impression d’être dans un conte, et on y plonge avec plaisir, avec l’impression d’être dans une petite bulle, dans un autre monde, lorsqu’on commence la lecture, ou qu’on la reprend ! Nous a aucun mal à nous imaginer les contours de ce monde, ses couleurs, et on se croirait aux côtés d’Avril et de Kid. Tout est pensé, tout est réfléchi, et rien n’est laissé au hasard, jusqu’à la numérotation des chapitres…
On s’attache à Avril et Kid, qui ont tout perdu dans ce monde, mais qui continuent de se battre pour survivre côte à côte. Mais ce roman est aussi une ode aux animaux de notre monde et à la place qu’ils ont aux cotés des hommes. C’est un roman qui pose question et fait vraiment réfléchir ! Ces animaux ont une place très importante dans ce récit, et rien ne serait possible sans eux. Ils nous permettent de comprendre la bêtise humaine qui a sévit avant la destruction du monde ; bêtise humaine qui pourrait grandement penser à ce qu’il se passe aujourd’hui à de nombreux endroits…
Un magnifique roman plein d’espoir, qui fait grandir, qui fait réfléchir à découvrir et faire découvrir !

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Plus de morts que de vivants, Guillaume Guéraud

Plus de morts que de vivants par GuéraudVoici un roman qui change de l’ordinaire ! A lire si vous n’avez pas peur de l’horreur ! Dans ce roman, nous sommes au cœur d’un collège de mauvaise réputation de Marseille et nous allons y rester, quasiment en huit clos, durant tout le roman. La tension monte, les morts inattendus s’enchaînent et l’auteur ne nous épargne rien. Il n’y a pas un personnage principal, mais nous suivons d’un peu plus près plusieurs collégiens, qu’ils soient en classe de 6e ou même de 3e. Ce qui nous importe ici, ce n’est pas d’entrer dans la psychologie d’un personnage, mais d’assister, tout comme ces élèves, à l’horreur qui a lieu dans ce collège. En effet, au début du roman, quelques ados semblent malades, rien de bien particulier : nez qui saigne, étourdissements, vomissements, … Oui… jusqu’au moment où tous ces petits maux du quotidien s’aggravent très très fortement ! Guillaume Guéraud ne nous épargne alors rien des scènes atroces que provoquent ce nouveau virus, entre gorges coupées en deux, dents qui se déchaussent toutes seules ou ventres qui explosent tout simplement. âmes sensibles : s’abstenir !!
Concernant la construction du roman, les chapitres sont assez courts et construits de manière à ce que nous lisions un chapitre du point de vue des élèves ou professeurs confinés dans ce collège, puis un point de vue extérieur, via des coups de téléphones des secours sur place. Cela rend l’histoire vraiment très dynamique. J’ai donc « dévoré » ce roman très rapidement, avec la hâte de connaître le fin mot de cette histoire terrifiante !
Bref, un roman original, à lire si on veut une petite dose d’horreur bien gore !

Flora Banks, Emily Barr

Flora Banks par BarrVoici un roman  prenant que l’on ne peut que dévorer ! Flora, suite à un cancer qu’elle a eu lorsqu’elle avait 10 ans, se retrouve avec une amnésie antérétrograde. Cela signifie qu’elle a des souvenirs de sa vie jusqu’à ses 10 ans et qu’ensuite, plus rien ! Sa mémoire s’efface automatiquement toutes les deux heures
Au début, on est un peu déboussolés à la lecture du roman car régulièrement, l’auteur nous rappelle les faits, ce qui est normal car nous sommes plongés dans la tête de Flora. Cependant, on s’y habitue assez vite et ce sont de passages qu’on va ensuite lire très vite. La quête de Flora dans ce roman est intéressante : elle se souvient avoir embrassé un garçon alors qu’elle n’a d’habitude aucun souvenir récent ! Elle décide alors de partir à la quête de ce garçon. On se doute assez rapidement qu’il y a certains mystères autour de personnages, sans forcément les résoudre car Flora avance très lentement dans son enquête. Cela nous pousse à avancer la lecture et petit à petit on finit peut être même pas avancer plus vite que Flora dans notre recherche de vérité…
C’est un sujet que j’ai trouvé vraiment très intéressant, un sujet peu courant. Je ne sais pas vraiment si on peu dire qu’on s’attache au personnage de Flora, car même si cela est très triste et doit être très compliqué pour elle, je pense qu’on se met aussi à la place de sa famille et de ses proches et c’est à ce moment là beaucoup plus compliqué de s’attacher à Flora a mon sens. C’est vraiment un personnage atyique ! 
Bref, une petite enquête bien menée, originale, dont je me souviendrai et une fin à laquelle je ne m’attendais pas ! 

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Robin à la dernière seconde, Manon Fargetton

Les plieurs de temps - Robin à la dernière seconde par FargettonCe petit roman pour les plus jeunes est le premier roman d’une nouvelle série de Manon Fargetton! Ce premier tome est en tout cas simple et efficace. On y découvre Robin, qui a le pouvoir d’arrêter le temps, ce qui lui permet de faire plein de petites choses supplémentaires, mais aussi certaines choses interdites comme par exemple voler des bonbons ! On y évoque plusieurs sujets intéressants sous couvert de ce pouvoir d’arrêter le temps : le divorce des parents, être une famille unie, l’amitié, le harcèlement… Sans pour autant que cela soit didactique, ce qui est vraiment très intelligent ! On réfléchi et tout ça sans même s’en rendre compte !
Bref, J’ai vraiment aimé l’écriture de Manon Fargetton qui nous donne l’impression d’avoir à nouveau 9 ans! 
A la fin du tome, l’histoire s’arrêt là, à voir donc ce qui nous sera proposé dans le deuxième tome qui s’intéresse au méchant de la première histoire !  

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