L’épreuve – Tome 1 : le labyrinthe, James Dashner

Couverture L'épreuve, tome 1 : Le labyrintheVoilà une série que je voulais commencer depuis un moment ! J’ai vu les deux premiers films, que j’avais vraiment adoré. J’avais trouvé qu’on s’attachait vite aux personnages et que l’histoire était très intéressante et bien construite ! J’avais alors un peu peur de subir l’effet inverse et d’être déçue par les romans… D’autant plus que j’avais entamé « le jeu du maître » du même auteur, auquel je n’avais pas du tout accroché ! Je l’avais même abandonné, ce qui est plutôt rare…
J’ai donc été agréablement surprise par ce premier tome que j’ai littéralement dévoré ! Cela fait un moment que je n’avais pas vu les films, mais je pense que le premier film respecte assez bien le roman, enfin au moins pour toute la première partie! J’ai vraiment apprécié me replongé dans ces personnages que j’avais déjà apprécié auparavant d’une autre manière… Ils sont très différents les uns des autres, ce qui en fait une vrai richesse! On en aime certains et on en déteste d’autres et cela nous fait avancer dans notre lecture. J’ai aimé le couple d’amis qu’est Thomas – Chuck. Ce dernier est très enfantin, mais en même temps assez touchant. J’ai aussi apprécié Minho, qui a un petit côté secret, mais dont on ressent une grande force et une grande envie de sortir de ce labyrinthe dans lequel ce groupe d’adolescent est piégé. Les autres personnages secondaires sont assez nombreux, mais nous suivons surtout un petit groupe d’entre eux, ce qui ne m’a pas perdu dans ma lecture. De plus, l’univers est assez original : nous sommes en huit clos, enfermé dans le bloc, entouré de ce labyrinthe et cet univers est vraiment très crédible. On ressent que les ados sont livrés à eux même depuis une très longue période, tellement longue qu’ils ont finis par créer un nouveau vocabulaire. On rentre grâce à ce vocabulaire dans leur bulle, dans leur monde fermé et on a encore plus envie d’en trouver la sortie à leurs côtés ! L’univers est aussi tellement bien décrit qu’on a aucune peine à se sentir aux côtés des personnages.
J’ai trouvé la construction de l’histoire vraiment addictive. Les chapitres sont très court et l’auteur nous fait régulièrement une révélation en fin de chapitre, ce qui nous fait dire « bon, allez, encore un chapitre.. » « Oh non, finalement, encore un … » et à avancer toujours plus vite dans le roman!
C’est avec un grand plaisir que je retrouverai maintenant nos personnages dans le deuxième tome !

*****

Les mangues resteront vertes, Christophe Léon

couv60979592On assiste au début de ce roman, à l' »enlèvement » d’Odélise, 10 ans, alors qu’elle vivait avec ses parents, ses frères et ses sœurs, à la Réunion. Cette histoire a bien sûr été imaginée suite à des évènements qui ses sont vraiment déroulés dans les années 1970. Ici, lorsque les agents de la DDAAS arrivent à la Réunion, ils promettent aux parents une vie meilleure pour leurs enfants, grâce notamment à une éducation qui pourra leur être offerte en métropole. On leur laisse croire qu’il seront accueillis par des familles volontaires, les enfants garderont contact avec leurs parents à la Réunion, … Odélise, qui est la cadette de sa famille, accepte donc avec ses parents d’être envoyée en métropole pour faire ces études dans l’espoir d’une vie meilleure. Les parents scellent cet accord en apposant leur doigt à la fin d’un document, qui nous le supposons, il leur est impossible de déchiffrer, étant donné qu’ils sont déjà dans l’incapacité de signer leur nom.
Lors de l’arrivée d’Odélise en métropole, on voit que le choc culturel est très fort entre les habitants de la Réunion et la famille dans laquelle Odélise se retrouve. La langue est à peine la même, la nourriture est différente, et surtout, les personnes noires sont peu nombreuses et on ressent à la fois une grande curiosité, une peur, mais aussi un racisme, de la part des locaux. Odélise, très vite, se retrouve seule et doit s’adapter et grandir loin des siens…
On assiste au fil des pages à son évolution jusqu’à sa majorité, témoins de tout le mal que cette séparation lui a fait. Ce roman est un témoignage d’un fait réel, d’une des jeunes personnes qu’on dépouille de tout, même de leur prénom, pour le bien d’un territoire ayant besoin d’être repeuplé. C’est une histoire touchante, mais j’aurai aimé une fin un peu plus joyeuse, ou du moins une fin qui nous pousse quelques années plus tard dans la vie d’Odélise, afin de nous donner peut-être un peu plus d’espoir… A défaut, un petit dossier documentaire d’une page ou deux aurait été sympa pour nous expliquer ce fait.

***

Flow, Tome 1, Mikaël Thevenot

couv536369Josh a 16 ans, il est né aux États-Unis, mais après la mort de sa mère, lorsqu’il était petit, il est venu s’installer avec sa sœur et son père, à Poitiers. C’est en effet la ville dans laquelle son père avait fait ses études lorsqu’il était jeune. Concernant Josh, il souffre régulièrement de migraines, qu’il a hérité de sa mère, mais cela n’est pas tout ! Il s’aperçoit que lorsque ses migraines apparaissent, il est capable d’entendre les pensées des gens qui l’entourent…
Ce premier tome, un thriller, avec une petite touche de fantastique est vraiment très prenant ! On a des chapitres très courts, ce qui donne vraiment un bon rythme. On a aussi certains chapitres qui nous font remonter 12 ans en arrière, à la période du décès de la mère de Josh. On a alors très envie de savoir comment l’histoire du décès de la mère de Josh et celle de l’apparition des pouvoirs de ce dernier vont pouvoir se recouper.
Concernant le personnage de Josh, j’ai trouvé l’histoire très crédible. On suit sa quête de vérité avec plaisir ! Josh est un adolescent qui entre au lycée, ce qui entraine forcement un changement au niveau de ses habitudes mais aussi au niveau de ses amitiés. Il est dans une période où il se pose beaucoup de questions, notamment sur la différence entre amitié et amour. Il se fait aussi de nouveaux amis, notamment un petit génie de l’informatique. Toutes ces relations entre les personnages m’ont vraiment beaucoup plu car on est plongés dans le quotidien de Josh et on se demande tout comme lui, qui peut bien le mettre en garde de « son pouvoir ».
Tout s’imbrique parfaitement et on arrive très rapidement à la fin de ce premier tome. Seul petit bémol : les phrases de certains personnages sont en anglais, car Josh a ses origines et des connaissances aux Etats-Unis. Seulement, ces passages ne sont pas forcement traduits, ce qui pourra en gêner certains. Les passages plutôt longs de ces personnages sont en français et j’aurai aimé que l’auteur en fasse de même pour tous les passages.
Bref, Un très bon premier tome et je me plongerai avec plaisir dans le tome 2, qui vient de sortir et qui finit cette histoire !

****

Une braise sous la cendre, Sabaa Tahir

couv36329287-pngSerra est un royaume fantastique dans lequel s’opposent deux clans : les martiaux, une armée dévouée à l’empereur; et les érudits, qui vivent sous la pression des martiaux, dans la terreur quotidienne. Ce premier tome de Sabaa Tahie alterne les chapitres avec les voix de Laia et de Elias. Laia est une adolescente qui se retrouve seule et en colère contre l’empire : ses grands parents viennent d’être tués sous ses yeux par des masks, les membres de « l’armée » de l’empereur, et son frère kidnappé par ses derniers. Elle souhaiterait plus que tout rejoindre la résistance pour retrouver son frère et se venger. Elias, lui, est élève pour devenir mask. Mais pas n’importe quel élève, il fait partie d’une famille très puissante et sa mère, qui est une femme sans pitié, n’est nulle autre que la commandante de Blackliff, l’armée de Serra.
Ce premier tome est vraiment une très belle découverte. Nous plongeons très rapidement et sans soucis dans le monde d’Elias et Laia, un monde cruel, noir, sans pitié. L’alternance des chapitres est vraiment un plus car il nous permet de cerner les pensées des deux personnages principaux, mais il nous permet aussi de découvrir des personnages secondaires variés et intéressants : des membres de la résistance aux futurs masks les plus dévoués, en passant par des esclaves maltraités. Les personnages sont creusés petit à petit au cours du roman, certains sont entre le bien et le mal et cela créé vraiment une richesse. J’aurai aimé cependant que certains personnages soient un peu moins manichéens pour créer un peu plus de surprises au niveau des péripéties. Concernant plus particulièrement les deux personnages centraux que sont Elias et Laia, ils m’ont beaucoup plu et cela m’a permis d’apprécier aussi bien les parties d’Elias que les parties dédiées à Laia. Cela nous permet aussi de finir chaque chapitre avec une petite dose de suspens vraiment appréciable!
L’univers créé par l’auteur est très bien décrit et il nous permet de nous imaginer très facilement les lieux dans lesquels vivent les personnages. J’ai eu plusieurs fois la sensation d’être à leurs côtés, de les suivre dans leurs quêtes… Nous croisons ça et là dans le roman quelques créatures fantastiques : des goules, des djinns, ce qui amène aussi un petit côté fantastique intéressant. Concernant plus particulièrement les différentes péripéties, l’inattendu n’est pas toujours au rendez-vous car certaines actions/ faits, sont prévisibles… mais cela n’a pas trop gâché mon plaisir et je me suis tout de même agréablement laissée porter par cette histoire !
En bref, j’ai aimé ce roman plein d’action et je me suis vraiment attachée à Elias, Laia, mais aussi Izzy et certains membres de la résistance, et j’ai maintenant hâte de les retrouver dans un deuxième tome !

****

Les évadés du bocal, Bruno Lonchampt

couv25148843
Dans ce roman, un brin loufoque, nous suivons trois personnages complétement atypiques. Lorsque l’histoire débute, ils sont enfermés dans un hôpital psychiatrique pour divers troubles mentaux. On découvre donc au fil  des pages Lisa, qui rêverait d’écrire un livre et qui a la particularité de parler avec de très très longues phrases, dans un même souffle et sans ponctuation; mais aussi Yves, la cinquantaine, qui est persuadé d’être victime d’un complot et qui ne se déplace jamais sans sa paire de lunettes Ray Ban; et enfin Sandro, qui lui est un homme très sensible aux odeurs et qui est persuadé que les chauves sont des gens méchants (forcément, la pourriture affecte leurs cheveux, qui tombent!).
Yves convainc ses deux camarades qu’on les manipule et qu’on leur veut du mal, il faut donc très vite fuir l’hôpital ! On va suivre ces trois énergumènes dans cette aventure qui va à 100 à l’heure et qu’on ne nous laisse aucun répit ! Nous sommes plongés directement dans l’environnement des personnages, avec leurs psychoses, leurs tocs, leurs peurs et nous avons souvent affaire à des dialogues ou des situations totalement loufoques ! J’ai donc souri de nombreuses fois au cours de leurs aventures! Cependant, la réalité revient parfois sur le devant de la scène, ce qui créé des scènes plutôt dérangeantes / tristes… 
J’ai vraiment aimé découvrir trois personnages hors du commun, leur passé et ce qui les a conduit à cette situation. Il y a vraiment un bon rythme et on ne s’ennuie pas une seconde ! Cependant, j’ai été dérangée par la fin du roman que j’ai trouvée très (trop ?) rapide. J’aurai aimé une fin un peu plus longue, qui réponde à un peu plus de mes questionnements… Mais en y réfléchissant bien, elle est tout de même représentative des personnages et de leur vie !

****