Norlande, Jérôme Leroy

NorlandeRoman choc est malheureusement toujours d’actualité aujourd’hui … Il est en fait le carnet écrit par Clara, dans lequel elle se confie à sa correspondante française dont elle est très proche. Elle y parle des attentats auxquels elle a assisté. Elle est, au début de sa confession, 8 mois après l’attentat, encore très choquée : elle n’est pas encore sortie de sa chambre, appelle le coupable, qu’elle connait pourtant « L’autre » et prend une grosse dose de médicaments tous les jours. Elle est très proche de sa mère, à qui elle peut se confier et on sent que cela l’aide à avancer. Petit à petit, grâce à ses proches et à l’écriture, elle se libère de la culpabilité qu’elle ressent par rapport à ce tragique événement.
C’est un roman que j’ai beaucoup apprécié, il est fort, poignant ! D’autant plus qu’il est inspiré de faits réels ! (fusillade sur l’île d’Utoya en Norvège en juillet 2011). On se rend compte de l’évolution d’un pays au niveau de ses lois, des libertés que le pays accorde ou non aux citoyens, tout cela par rapport à la montée de l’extrémisme… En effet, la Norlande, un pays scandinave imaginé par Jérôme Leroy, mais inspiré de la Norvège. La Norlande est, avant l’attentat, un pays avec une liberté totale : peu de policiers sont nécessaires, les membres du gouvernement n’ont pas de garde du corps et on pourrait trouver les enfants du roi en train de jouer avec d’autres enfants dans n’importe qu’elle aire de jeu. On se doute donc bien qu’après ce tragique événement, tout change, que ce soit pour les personnages de l’histoire, mais aussi pour les lois du pays, les manières d’y vivre… Le seul petit point qui m’a agacé durant ce roman est le renvoie constant à un livre écrit précédemment par Jérôme Leroy : « La grande môme » (qu’il n’est pas nécessaire d’avoir lu pour lire celui-ci).
Un roman à mettre dans les mains aussi bien de grands ados que d’adultes, qui pose beaucoup de questions, qui nous met devant les horreurs de l’extrémisme, les dégâts que cela peut causer, notamment dans les pays très tolérants…

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Brainless, Jérôme Noirez

WP_20160125_001Jason, fan de film d’horreurs depuis sa plus tendre enfance est surnommé « Brainless » par tout son entourage ( autrement dit « sans cervelle »). Lorsqu’il meurt, lors du concours du plus gros mangeur de maïs, il revient à la vie et est atteint du SCJH (le syndrome du coma homéostatique juvénile), autrement dit, il est un « subvivant » ! Il continue donc sa vie d’adolescent, avec une rentrée au lycée, en tant que zombie (même s’il doit garder ce secret). On rencontre alors plusieurs clichés à l’américaine : une pom-pom girl, une gothique, un souffre-douleur, … Les chapitres sur la vie au lycée sont entrecoupés par des chapitres dans lesquels Jason devient le narrateur et nous raconte comment il en est arrivé à cet état de zombie et comment il vit cela. Ces chapitres formés des carnets de Jason sont assez intéressants et plein de questionnements ! Tout cela avec une touche d’humour ( Jason n’est pas toujours au plus fort de ses capacités intellectuelles et il s’en rend bien compte !), d’amour, et de projets macabres de certains élèves. 
J’ai tout de même eu du mal à m’attacher aux personnages de ce roman car on passe d’un point de vue à un autre sans forcement s’attarder sur un personnage (mis à par Jason avec ses carnets). La première partie du roman est aussi beaucoup plus dans la psychologie des personnages et beaucoup moins dans l’action, ce à quoi je m’attendais. Mais cela reste un bon roman, avec un sujet original, sur fond de réalité. Quelques passages sont assez gores, mais cela paraît « normal » pour un livre de zombies après tout ! 

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