Le jour où j’ai appris à vivre, Laurent Gounelle

Couverture Le jour où j'ai appris à vivre

Et si tout commençait aujourd’hui ?

Imaginez : vous vous baladez sur les quais de San Francisco un dimanche, quand soudain une bohémienne vous saisit la main pour y lire votre avenir. Amusé, vous vous laissez faire, mais dans l’instant son regard se fige, elle devient livide. Ce qu’elle va finalement vous dire… vous auriez préféré ne pas l’entendre. À partir de là, rien ne sera plus comme avant, et il vous sera impossible de rester sur les rails de la routine habituelle.

C’est ce qui va arriver à Jonathan dans ce nouveau roman de Laurent Gounelle. À la suite de cette rencontre troublante, il va se retrouver embarqué dans une aventure de découverte de soi ponctuée d’expériences qui vont changer radicalement sa vision de sa vie, de la vie. Ce roman, dont l’intrigue est basée sur des expériences scientifiques réelles, éclaire d’une lumière nouvelle notre existence et nos relations aux autres, et apporte un souffle d’air pur dans notre vie.

Cela fait un moment que je n’avais pas eu l’occasion de lire un roman de Laurent Gounelle ! J’avais déjà lu ses deux premiers, que j’avais adoré ! Oui mais la… beaucoup moins … 

J’ai tout de même passé un bon roman, on a là un roman avec toujours une petite dose de philosophie, qui nous pousse à nous poser des questions sur notre quotidien et sur ce qui nous fait plaisir, ou pas … Mais j’y ai tout de même trouvé des longueurs, notamment lorsque Jonathan discute avec sa tante… La réflexion va peut-être parfois un peu loin ce qui a tendance à me lasser et je trouve aussi que Jonathan change aussi très vite et radicalement de mode de vie. J’ai donc trouvé ce côté peu probable… On y voit pas une réelle remise en question, des questionnements multiple, mais un changement soudain, ce qui ne m’a pas paru très crédible. Outre ce point, ça reste tout de même un roman agréable, qui se lit plutôt vite, mais c’est loin d’être un coup de cœur !

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Boréal,Sonja Delzongle

Résultat de recherche d'images pour "boreal sonja delzongle"Janvier 2017, au Groenland. Là, dans le sol gelé, un œil énorme, globuleux, fixe le ciel. On peut y lire une peur intense. C’est ainsi que huit scientifiques partis en mission de reconnaissance découvrent avec stupeur un bœuf musqué pris dans la glace. Puis un autre, et encore un autre. Autour d’eux, aussi loin que portent leurs lampes frontales, des centaines de cadavres sont prisonniers du permafrost devenu un immense cimetière. 
Pour comprendre l’origine de cette hécatombe, le chef de la mission fait appel à Luv Svendsen, spécialiste de ces phénomènes. Empêtrée dans une vie privée compliquée, et assez soulagée de pouvoir s’immerger dans le travail, Luv s’envole vers le Groenland. Ils sont maintenant neuf hommes et femmes, isolés dans la nuit polaire. 
Le lendemain a lieu la première disparition.

Voila un thriller adultes parfait pour l’hiver ! Nous y suivons plusieurs personnages : les membres de l’expédition scientifique partis au Groenland, ainsi qu Luv Svendsen, une géologue qui étudie les morts soudaines de plusieurs milliers d’animaux d’une même espèce en un cours laps de temps.

L’écriture est agréable et nous sommes littéralement plongés dans ces terres désertiques, très très froides, et dans lesquelles il fait nuit presque 24h / 24 ! Cela nous mets vraiment dans une ambiance particulière, frissonnantes !

Concernant l’histoire, j’ai beaucoup aimé qu’on y associe questions environnementales, avec la fonte des glaces, la disparitions d’espèces animales; avec un coté historique, tout cela mêlé bien sûr au présent! ça en fait un roman et des questions terriblement d’actualité ! Le suspens est particulièrement présent, tout cela jusqu’au dénouement final, qu’on aurait pu deviner mais qui est tout de même bien mené! En effet, les personnages vivent les uns avec les autres, toujours confinés, ce qui en fait presque un huit clos ou chacun ne peut que soupçonner son voisin, sans avoir envie d’y croire…

Ce n’est pas le premier roman de l’auteur, mais c’est le premier que je découvre et je suis maintenant curieuse de voir ce qu’elle a pu écrire d’autre ! A suivre !

Sirius, Stéphane Servant

Couverture SiriusDans un monde où tout a été détruit par l’homme, Avril survit comme elle peut dans la forêt, en haut d’un arbre, avec son petit frère, Kid, jusqu’au jour où un évènement les oblige à quitter ce refuge qu’ils s’étaient fabriqué et à partir en quête d’un autre endroit pour rester en sécurité.
Stéphane Servant signe ici un road trip post-apocalyptique, avec une note écologique ! Si si, c’est possible ! L’écriture de l’auteur est vraiment magnifique, très poétique, et elle nous plonge directement dans ce monde où il ne reste rien, ni hommes, ni animaux. Cela créé un peu l’impression d’être dans un conte, et on y plonge avec plaisir, avec l’impression d’être dans une petite bulle, dans un autre monde, lorsqu’on commence la lecture, ou qu’on la reprend ! Nous a aucun mal à nous imaginer les contours de ce monde, ses couleurs, et on se croirait aux côtés d’Avril et de Kid. Tout est pensé, tout est réfléchi, et rien n’est laissé au hasard, jusqu’à la numérotation des chapitres…
On s’attache à Avril et Kid, qui ont tout perdu dans ce monde, mais qui continuent de se battre pour survivre côte à côte. Mais ce roman est aussi une ode aux animaux de notre monde et à la place qu’ils ont aux cotés des hommes. C’est un roman qui pose question et fait vraiment réfléchir ! Ces animaux ont une place très importante dans ce récit, et rien ne serait possible sans eux. Ils nous permettent de comprendre la bêtise humaine qui a sévit avant la destruction du monde ; bêtise humaine qui pourrait grandement penser à ce qu’il se passe aujourd’hui à de nombreux endroits…
Un magnifique roman plein d’espoir, qui fait grandir, qui fait réfléchir à découvrir et faire découvrir !

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Un goût de cannelle et d’espoir, Sarah McCoy

Elsie, 16 ans, est une jeune allemande que l’on va suivre  la fin de la seconde guerre mondiale. Elle travailla avec ses parents, qui tiennent une boulangerie assez réputée et fréquentée de la ville. Cela lui permet notamment de fréquenter certains soldats allemands, et donc nazis et de commencer  fréquenter des soirées à leurs côtés. En parallèle, on suit 60 ans plus tard,une journaliste américaine, Reba Adams qui a pour objectif d’écrire un article sur les différentes cultures liées à la fête de Noël.
J’ai beaucoup, beaucoup aimé ce roman, qui a été un vrai coup de cœur. Le parallèle entre le personnage d’Elsie et celui de Reba Adams est vraiment très bien pensé. On découvre petit à petit l’univers d’Elsie à la fin de la seconde guerre mondiale, et on en apprend plus sur ses relations avec les soldats nazis et sur ce qu’elle pense de tout cela. On voit aussi grandir cette jeune Elsie, qui forcement, durant cette période compliquée se pose beaucoup de questions, notamment au niveau du nazisme, du traitement des juifs, … Et les parallèles avec le monde d’aujourd’hui, au niveau de la frontière américano mexicaine sont alors très bien vus ! J’ai lu très peu de livres (peut-être même aucun) du point de vue d’une allemande à l’époque, et j’ai trouvé cela vraiment très intéressant ! Cela nous pose vraiment tout un tas de questions sur la perception de la guerre, des soldats, du Reich, par les allemands de l’époque, qui ont vécu eux aussi dans cette période surveillée, où le nazisme est présent à chaque coin de rue et même au sein des maisons, de la famille, cette période durant laquelle trouver de quoi se nourrir était un combat de tous les jours… C’est un livre très dur par moment, mais qui nous fait ressentir plusieurs émotions, de la crainte, à la peur, en passant par la joie!
On s’attache très vite au personnage d’Elsie, courageuse et intelligente, à son univers, à la boulangerie de ses parents. Nous avons l’impression d’être à ses côtés à de nombreux moments, de sentir le pain qui sort du four, la cannelle et le pain d’épice… Les personnages secondaires sont aussi très bien construits et on avance dans l’histoire au sein de cette grande famille, dans laquelle on s’invite comme le fait Reba Adams.
Ce livre est un gros coup de cœur et j’ai réellement été plongée au cœur de cette histoire. J’ai hâte de pouvoir retrouver la plume de l’auteur avec son deuxième roman publié en France « Un parfum d’encre et de liberté » !

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Avec Tes yeux, Sire Cédric

couv3311284Thomas traverse une passe difficile : sa petite amie vient de le quitter et il enchaîne les insomnies… Il décide donc de consulter un psychiatre. Mais cela n’arrange pas son cas, bien au contraire ! Thomas se met alors à avoir des visions… Des visions très troublantes, qui lui semblent réelles. Dans celles-ci il a l’impression de faire du mal à une jeune femme… Mais ces visions sont-elles réelles ? Thomas est-il coupable de violence ?
J’ai beaucoup apprécié ce thriller qui m’a fait penser à de nombreuses reprises, dans l’écriture et la manière de traiter la psychologie des personnages, aux thrillers de SJ.Watson. La différence avec ces derniers est le fait qu’il y a un petit côté fantastique dans le roman de Sire Cédric. Ce thriller est aussi très noir et très dur par moment : Sire Cédric ne nous épargne aucun détail et nous sommes réellement plongés dans l’horreur que vivent les victimes !
Concernant les personnages, Thomas est vraiment attachant, c’est un jeune homme un peu effacé, perdu. Il nous parait à la fois coupable et à la fois innocent… Un personnage idéal pour le côté thriller psychologique donc ! Nathalie est quand a elle une policière que j’ai pris plaisir à suivre. Elle a un caractère fort, très têtu, ce qui peut parfois agacer et elle forme avec Thomas un duo très complémentaire.
Les dialogues sont très présents et cela donne un vrai rythme au récit. On suit l’histoire sans temps mort, avec un suspense qui s’intensifie au fur et à mesure des pages. Bref il est impossible de s’arrêter avant la toute fin du roman, et quelle fin !!! je pense que celle-ci va me marquer pendant encore un petit moment !