Sirius, Stéphane Servant

Couverture SiriusDans un monde où tout a été détruit par l’homme, Avril survit comme elle peut dans la forêt, en haut d’un arbre, avec son petit frère, Kid, jusqu’au jour où un évènement les oblige à quitter ce refuge qu’ils s’étaient fabriqué et à partir en quête d’un autre endroit pour rester en sécurité.
Stéphane Servant signe ici un road trip post-apocalyptique, avec une note écologique ! Si si, c’est possible ! L’écriture de l’auteur est vraiment magnifique, très poétique, et elle nous plonge directement dans ce monde où il ne reste rien, ni hommes, ni animaux. Cela créé un peu l’impression d’être dans un conte, et on y plonge avec plaisir, avec l’impression d’être dans une petite bulle, dans un autre monde, lorsqu’on commence la lecture, ou qu’on la reprend ! Nous a aucun mal à nous imaginer les contours de ce monde, ses couleurs, et on se croirait aux côtés d’Avril et de Kid. Tout est pensé, tout est réfléchi, et rien n’est laissé au hasard, jusqu’à la numérotation des chapitres…
On s’attache à Avril et Kid, qui ont tout perdu dans ce monde, mais qui continuent de se battre pour survivre côte à côte. Mais ce roman est aussi une ode aux animaux de notre monde et à la place qu’ils ont aux cotés des hommes. C’est un roman qui pose question et fait vraiment réfléchir ! Ces animaux ont une place très importante dans ce récit, et rien ne serait possible sans eux. Ils nous permettent de comprendre la bêtise humaine qui a sévit avant la destruction du monde ; bêtise humaine qui pourrait grandement penser à ce qu’il se passe aujourd’hui à de nombreux endroits…
Un magnifique roman plein d’espoir, qui fait grandir, qui fait réfléchir à découvrir et faire découvrir !

*****

Publicités

Un goût de cannelle et d’espoir, Sarah McCoy

Elsie, 16 ans, est une jeune allemande que l’on va suivre  la fin de la seconde guerre mondiale. Elle travailla avec ses parents, qui tiennent une boulangerie assez réputée et fréquentée de la ville. Cela lui permet notamment de fréquenter certains soldats allemands, et donc nazis et de commencer  fréquenter des soirées à leurs côtés. En parallèle, on suit 60 ans plus tard,une journaliste américaine, Reba Adams qui a pour objectif d’écrire un article sur les différentes cultures liées à la fête de Noël.
J’ai beaucoup, beaucoup aimé ce roman, qui a été un vrai coup de cœur. Le parallèle entre le personnage d’Elsie et celui de Reba Adams est vraiment très bien pensé. On découvre petit à petit l’univers d’Elsie à la fin de la seconde guerre mondiale, et on en apprend plus sur ses relations avec les soldats nazis et sur ce qu’elle pense de tout cela. On voit aussi grandir cette jeune Elsie, qui forcement, durant cette période compliquée se pose beaucoup de questions, notamment au niveau du nazisme, du traitement des juifs, … Et les parallèles avec le monde d’aujourd’hui, au niveau de la frontière américano mexicaine sont alors très bien vus ! J’ai lu très peu de livres (peut-être même aucun) du point de vue d’une allemande à l’époque, et j’ai trouvé cela vraiment très intéressant ! Cela nous pose vraiment tout un tas de questions sur la perception de la guerre, des soldats, du Reich, par les allemands de l’époque, qui ont vécu eux aussi dans cette période surveillée, où le nazisme est présent à chaque coin de rue et même au sein des maisons, de la famille, cette période durant laquelle trouver de quoi se nourrir était un combat de tous les jours… C’est un livre très dur par moment, mais qui nous fait ressentir plusieurs émotions, de la crainte, à la peur, en passant par la joie!
On s’attache très vite au personnage d’Elsie, courageuse et intelligente, à son univers, à la boulangerie de ses parents. Nous avons l’impression d’être à ses côtés à de nombreux moments, de sentir le pain qui sort du four, la cannelle et le pain d’épice… Les personnages secondaires sont aussi très bien construits et on avance dans l’histoire au sein de cette grande famille, dans laquelle on s’invite comme le fait Reba Adams.
Ce livre est un gros coup de cœur et j’ai réellement été plongée au cœur de cette histoire. J’ai hâte de pouvoir retrouver la plume de l’auteur avec son deuxième roman publié en France « Un parfum d’encre et de liberté » !

*****

Avec Tes yeux, Sire Cédric

couv3311284Thomas traverse une passe difficile : sa petite amie vient de le quitter et il enchaîne les insomnies… Il décide donc de consulter un psychiatre. Mais cela n’arrange pas son cas, bien au contraire ! Thomas se met alors à avoir des visions… Des visions très troublantes, qui lui semblent réelles. Dans celles-ci il a l’impression de faire du mal à une jeune femme… Mais ces visions sont-elles réelles ? Thomas est-il coupable de violence ?
J’ai beaucoup apprécié ce thriller qui m’a fait penser à de nombreuses reprises, dans l’écriture et la manière de traiter la psychologie des personnages, aux thrillers de SJ.Watson. La différence avec ces derniers est le fait qu’il y a un petit côté fantastique dans le roman de Sire Cédric. Ce thriller est aussi très noir et très dur par moment : Sire Cédric ne nous épargne aucun détail et nous sommes réellement plongés dans l’horreur que vivent les victimes !
Concernant les personnages, Thomas est vraiment attachant, c’est un jeune homme un peu effacé, perdu. Il nous parait à la fois coupable et à la fois innocent… Un personnage idéal pour le côté thriller psychologique donc ! Nathalie est quand a elle une policière que j’ai pris plaisir à suivre. Elle a un caractère fort, très têtu, ce qui peut parfois agacer et elle forme avec Thomas un duo très complémentaire.
Les dialogues sont très présents et cela donne un vrai rythme au récit. On suit l’histoire sans temps mort, avec un suspense qui s’intensifie au fur et à mesure des pages. Bref il est impossible de s’arrêter avant la toute fin du roman, et quelle fin !!! je pense que celle-ci va me marquer pendant encore un petit moment !

Elle et Lui, Marc Levy

elle et luiCela fait un moment que je n’avais pas lu de Marc Levy ! J’avais été un peu déçue par les derniers romans de l’auteur et n’avais pas eu envie de m’y remettre… Mais après avoir vu la chronique très positive de Marinette, j’ai décidé de retenter le coup ! Et je n’ai pas été déçue !  
C’est un roman idéal pour l’été, pas du tout prise de tête, vivant, drôle, et je l’imaginerai très bien tourné en film ! Il y a de très nombreux dialogues, ce qui rend la lecture très fluide et le roman se lit donc avec une vitesse folle !  
Dès le début, nous sommes plongés aux côtés des deux personnages principaux : Mia, une actrice britanique, qui vit une histoire difficile dans son couple alors que sa carrière est en pleine assencion ; et Paul, un romancier américain qui s’est exilé à Paris. Chacun a son passé, mais aussi son rêve d’un futur meilleur. Ensemble, ils vont vivre le début d’une histoire, amour ou amitié, la fin vous le dira ! L’amitié est cependant un ingrédient principal dans ce roman : les personnages secondaires sont hauts en couleurs et c’est souvent eux ou grâce à eux que la situation devient hilarante ! On retrouve d’ailleurs avec plaisir Arthur et Lauren, personnages principaux de « Et ci c’était vrai… » et « Vous revoir » ! Ce qui m’a vraiment donné envie de relire leurs histoires !  
Bref une comédie romantique qui fait du bien !

*****

Du sang sur la Baltique – Viveca Sten

vivecaConcernant l’histoire, Oscar Juliander, un homme riche, avocat et vice président du club nautique, est assassiné lors d’une régate. Thomas et Nora, deux amis policiers, sont alors mis sur l’affaire.
Viveca Sten est souvent considérée par les médias comme la nouvelle Camilla Lackberg. Certes, j’ai beaucoup aimé ce roman mais je trouve qu’il y a tout de même une grande différence entre les deux ! Viveca Sten est elle aussi originaire des pays de Nord et j’aime beaucoup découvrir des prénoms inconnus, de nouveaux lieux géographiques, de nouvelles coutumes, … Cependant, l’enquête est tout de même un peu moins poussée que celles de Camilla Lackberg à mon goût. Cela n’empêche pas que j’ai pris un grand plaisir avec la lecture de ce deuxième tome des enquêtes de Nora et Thomas !
Les relations entre les personnages sont juste comme il faut, ni trop simples, ni trop compliquées et les personnages ne sont pas en trop grand nombre, ce qui permet de ne pas se perdre ! De plus, il y a beaucoup de dialogues et des chapitres assez courts, ce qui donne un vrai rythme au récit! Autre point que j’ai beaucoup aimé : la chronologie est sous forme de « lundi première semaine » et j’ai trouvé cela vraiment très agréable, nous n’avons pas besoin de mémoriser de date et on s’y retrouve ainsi plus facilement !
C’est donc un polar à lire, même lorsqu’on n’est pas très en forme car tout y est fait pour que nous ne perdions pas le fil de l’enquête !
J’ai aussi aimé en découvrir un peu sur les vies personnelles de Nora et Thomas et je suivrai avec plaisir d’autres de leurs enquêtes ! Cependant, je n’avais pas lu le premier roman de Viveca Sten et ne le lirai probablement pas car le dénouement nous est rappelé dans ce tome, ce que j’ai trouvé très dommage ! Il nous faut donc commencer de préférence avant « La reine de la Baltique ».

****